Un data center consomme de fait énormément d’énergie. La question est d’optimiser son utilisation à l’aide d’un usage réfléchi. Pour cela, ce sont aussi bien les utilisateurs lambdas que les entreprises qui doivent prendre des résolutions.
Le free-cooling
Pour les entreprises possédants des data centers, il est nécessaire de revoir le refroidissement des machines. Ainsi, de nombreuses solutions s’offrent pour diminuer l’énergie consommée par les climatiseurs.
Aération d’Infomaniak, Youtube
On peut notamment évoquer le free-cooling qui s’avère être une bonne résolution. Le free-cooling consiste à tirer parti de la température et de l'humidité extérieure. Par conséquent, l’utilisation de climatisation n’est plus indispensable. Cela réduit donc considérablement la consommation énergétique des data centers. C’est notamment le parti pris qu’à suivit Facebook en délocalisant ses centres de données en Suède ou Google en Finlande.
En savoir plusÀ noter aussi qu’une nouvelle méthode de free-cooling s’est vue naître. Elle a pour méthode de plongée un data center au fond de la mer. Le but étant aussi de réduire la consommation énergétique grâce à la température de l’eau. C’est Microsoft qui a tenté l’expérience en 2018 au large de l’Ecosse. En plus d’utiliser un refroidissement naturel, l’énergie utilisée vient d’un parc éolien et de l’énergie marémotrice. Avec du recul, l’expérience s'avère être un succès. Au vu de son efficacité, Microsoft prévoit donc de multiplier ce type de data center.
En haut : Data center sur une plateforme aquatique, Google image
À gauche : Data center au bord de l’eau, Google image
À droite : Data center immergé dans l’eau, Google image
Néanmoins la plupart des pays ne sont pas appropriés pour le free-cooling en raison de leurs climats. Il est donc important pour les data centers implantés dans ces pays, d’optimiser leur emploi.
Plus d’informationsRecycler la chaleur
La chaleur que dégage les data centers qui jusqu’à présent, était inutilisée, c’est vu recyclée . C’est par exemple le cas pour une piscine en région parisienne. Au lieu d’utiliser des pompes à chaleur, la piscine a opté pour un chauffage numérique. Cette chaleur qui émane donc des serveurs permet de chauffer une eau à 27°C.
Dans la même impulsion, dans certaines villes, la chaleur des data centers est utilisée pour chauffer des bureaux, des écoles ou même des quartiers. C’est le cas de Stockholm qui grâce à 30 datas centers, chauffe 2% de la ville.
L'utilisation d'énergies renouvelables
De plus, pour diminuer l’impact environnemental et favoriser la transition écologique, les data centers peuvent se tourner vers les énergies renouvelables . Certes, la consommation énergétique ne baissera pas, mais l’empreinte en Co2 diminuera drastiquement. Cette vision des choses est partagée par la société Infomaniak. Basée en Suisse, cette entreprise spécialisée dans l'hébergement web se démarque par ses résolutions écologiques. C’est pourquoi, 100% de l’énergie qu’ils utilisent est renouvelable.
Le rôle de l'utilisateur
Toujours est-il que l’utilisateur joue un place majeure dans la pollution numérique. Un sensibilisation doit être faites sur le sujet car c’est 73% de la population française qui n’a pas conscience de la notion d’économie digital.
À droite : Ordinateur portable, Unsplash
Au milieu : Wifi, Unsplash
À gauche : Personne qui utilise son téléphone, Unsplash
Chaque utilisateur doit donc, à son échelle participer à cette transition écologique. Cela passe par de petites actions et résolutions liées à l'utilisation d’internet. Le but principal est de limiter le nombre de données stockées en ligne afin de désencombrer les data centers.
Il est donc essentiel qu’à l’avenir, les utilisateurs limitent leur usage du Cloud. La sauvegarde sur le Cloud doit être utilisée à bonne escient et le stockage interne est préférable.
Les boites mails, comme à l’image du cloud représentent un énorme espace de stockage. Pour rétrécir sa taille, chacun doit faire le ménage en supprimant les mails qui ne lui sont d’aucune utilité.
Privilégier l’utilisation de la wifi plutôt que la 4G est aussi un geste qui change l’impact environnemental. Effectivement, la 4G dépense 23 fois plus d’énergie que la wifi.
Ce sont les actions prisent par les entreprises et les utilisateurs qui définieront l’impact d’internet dans le futur. Même si un long chemin reste à faire, depuis quelques années, un éveil écologique se fait ressentir au sein des populations, espérons qu’il atteigne le numérique. Tout comme trier ses déchets, trier ses mails sera peut-être demain, une norme?